Briser l'isolement, choisir la communauté
Plusieurs personnes rêvent du moment où elles prendront enfin leur retraite. Finies, les journées éreintantes. Bye bye boss ! Bye bye les collègues ! Ne pensez pas trop à moi et surtout, ne m’appelez pas. Hahaha !
Normal de profiter enfin de la vie après avoir autant investi d’efforts dans sa carrière. On aura bien mérité un peu de calme.
Mais que se passe-t-il quand le temps devient trop silencieux ? Du jour au lendemain, on ne côtoie plus ces collègues qui meublaient une grande partie de notre quotidien. Nos amis ne sont peut-être pas encore à la retraite ou, s’ils le sont, ont peut-être adopté un mode de vie qui limite nos interactions avec eux.
Pour le meilleur et pour le pire, la retraite est un nouveau mode de vie qui impactera certainement la vie sociale. Et avec ces changements, l’isolement est un risque qu’il faut éviter. Bien entendu, l'isolement ne survient pas du jour au lendemain. C’est un glissement subtil qui a des conséquences que l'on soupçonne peu.
Pourquoi s’isole-t-on ?
L’isolement social est complexe et il existe probablement autant de raisons qu’il y a d’individus aux prises avec ce phénomène. Néanmoins, la période de la retraite est souvent caractérisée par des facteurs qui nous rendent plus propices à amorcer cette transition.
Changement ou perte du rôle social
On sous-estime souvent l’importance que l’on accorde à notre rôle professionnel et à son impact sur notre estime personnelle. Combien de gens se présentent en disant » Je suis électricien·ne » comme si leur métier définissait qui ils sont. Ou encore, que répondez-vous à la question » Que faites-vous dans la vie » ? Comme si notre profession définissait la vie.
Alors, lorsque l’on met un terme à cette fonction professionnelle, il peut arriver que l’on vive ne serait-ce que momentanément un vide de sens existentiel et même une perte d’estime de soi. En ayant perdu cette fonction, on se sent moins légitime à maintenir une vie sociale active.
Évolution du rôle de parent
À l’âge de la retraite, les enfants ont généralement quitté le nid depuis un petit moment. D’autant plus, ils ont généralement constitué leur propre nid. Encore jeunes adultes, nos enfants peuvent encore nous côtoyer fréquemment, profitant des longues fins de semaine pour revenir dans notre maison qu’ils appelaient encore chez nous, remplir notre machine à laver et vider notre frigo. À l’approche de la retraite, nos enfants sont souvent devenus des adultes accomplis ayant constitué leur propre nid bien à eux, parfois plus loin du foyer qu’on ne l’aurait souhaité. La maison auparavant l’hôte de toutes les occasions semble bien vide au fil des jours ordinaires… Nous ne pouvons plus compter sur eux pour provoquer les événements qui combleront nos besoins sociaux.
Réduction de mobilité
Qu’on le veuille ou non, notre corps, en vieillissant, se voit imposer des limites jusqu’alors insoupçonnées. Au fur et à mesure, on éprouve plus de difficulté à se déplacer ce qui peut limiter les activités auxquelles nous pouvons participer. Les activités trop intenses, nécessitant trop d’endurance, les endroits difficiles d’accès ou coupés de services qui nous sont plus rapidement nécessaires (accès à des toilettes, proximité de services médicaux ou d’urgence) peuvent limiter par lesquelles nous pouvons entretenir des liens sociaux.
Deuils
C’est triste à dire mais, à court ou à long terme, le deuil fait partie de la vie de retraité. À court terme parce que, malheureusement, le choc de la transition à la retraite aura l’effet négatif de révéler des troubles de santé latents parfois très sérieux. À plus long terme parce que, malheureusement, le temps finit toujours par nous rattraper.
Ainsi, notre cercle social est amené à changer par la perte d’êtres chers ce qui peut aussi modifier notre humeur et, dès lors, notre prédisposition à entretenir un cercle social.
Qui sont les personnes les plus à risque de vivre de l’isolement ?
Les nouveaux retraités
Nous l’avons vu précédemment, en quittant le marché du travail, les nouveaux retraités se départissent aussi du cercle social qui l’accompagne et qui pouvait être entretenu sans d’autres efforts que ceux de se rendre en poste. Pour certaines personnes qui entretenaient une vie sociale active en dehors de leur vie professionnelle, l’impact peut-être léger. Pour d’autres qui se retrouvent soudainement seuls et avec beaucoup de temps libre, l’isolement est plus propice et les efforts nécessaires pour le briser dans une nouvelle routine de vie sont un nouveau défi.
Les hommes
On dit parfois que les femmes bâtissent des relations face-à-face ; et les hommes, côte-à-côte. De façon générale, les hommes ont plus de difficulté à bâtir des relations sans objectif commun. Ils supportent un club sportif, ils pratiquent une activité, ils construisent quelque chose, ils travaillent ensemble. À la retraite, sans mission commune, les hommes ont souvent plus de mal à socialiser que les femmes.
Toujours en généralisant, dans une relation homme-femme, il arrive souvent que la femme soit responsable de l’agenda social. Elle planifie et son conjoint participe plus passivement. Dans ces cas, s’il survient une séparation, une maladie ou un deuil, on peut s’attendre à ce que ses relations s’étiolent plus facilement.
Finalement (et on généralise toujours ici), les hommes ayant plus de mal à faire preuve de vulnérabilité, ceux-ci peuvent non seulement plonger dans l’isolement mais aussi y rester, refusant de communiquer l’isolement qu’ils jugent être une faiblesse.
Personnes en dehors des centres urbains
Dans les régions éloignées des grands centres urbains, de plus grandes distances sont à parcourir pour rejoindre un lieu convivial comme un centre communautaire, un club de loisir, un lieu d’intérêt ou même son voisin (pour autant qu’on aime son voisin)... Avec l’âge, comme il est plus difficile de se mouvoir à pied, en vélo ou en voiture, il peut advenir que l’on s’isole davantage.
Signaux d’alarme : quels sont les signes d’isolement ?
Que ce soit pour déceler les signes avant-coureurs d’isolement pour soi ou pour un proche, il ne faut pas non plus y voir une science exacte. Certaines personnes plus introverties apprécieront les moments passés seuls à certains moments de leur vie, et en être très heureux pour le coup. Néanmoins, une personne avisée pourra reconnaître des changements drastiques, signes d’un isolement réel et problématique.
Le syndrome de la forteresse
On appelle syndrome de la forteresse n’est pas un diagnostic médical officiel mais on utilise cette image pour représenter un processus d’isolement. Une série de craintes se retrouvent progressivement associées avec le monde extérieur. » Et si je me perds ? Et si je chute ? Et si les gens me trouvent trop lent·e à la caisse ? Et si je n’arrivais pas aux toilettes à temps ? » Par opposition, le domicile devient le seul environnement sécurisant. On s’y sent bien et on ne veut plus le quitter… Jusqu’au jour où on ne peut plus le quitter.
Petit à petit, on invente des excuses pour ne plus participer aux activités sociales. On réduit progressivement le cercle social. On évite de répondre aux appels téléphoniques de peur d’être invité·e à sortir. On ne dort bien que dans son lit. On ne peut plus utiliser une autre toilette que la nôtre. On n’arrive plus à s’adapter à d’autres milieux que la maison. La forteresse qui nous avait protégée devient une prison dont on n’arrive plus à sortir.

Négligence envers soi
Au fur et à mesure, l’isolement prend de l’ampleur. Progressivement, on ne néglige plus seulement nos proches mais aussi soi-même. N’ayant plus d’obligations sociales dont les normes peuvent devenir une forme d’encadrement, on en vient à délaisser les habitudes d’une bonne hygiène de vie. » À quoi bon cuisiner des repas équilibrés si je n’ai personne avec qui les partager ? À quoi bon acheter des produits frais si je ne cuisine pas ? À quoi bon m’habiller si je ne sors pas ? À quoi bon me laver si je reste chez moi ? À quoi bon faire une activité physique ? À quoi bon faire le ménage ? » Sans relations pour agir comme miroir social, les négligences s’additionnent et, avec elles, l’estime de soi diminue.
Changements d’humeur
Lorsque nous interagissons, notre cerveau régule constamment notre perception, notre interprétation, nos émotions, nos attentes et notre attitude face à autrui. Les personnes qui s’isolent perdent petit à petit ce miroir social et, ce faisant, leur habitude inconsciente à réguler tout ça. La personne vit alors des frustrations pour des choses que d’autres auraient simplement considéré comme des détails négligeables. On constatera alors des changements d’humeur liés à l’irritabilité de la personne qui s’isole.
En plus de cela, il faut savoir que notre organisme sécrète naturellement de la dopamine et de l’ocytocine (les hormones du bonheur et du lien) lorsque nous sommes en interaction avec d’autres personnes. Au contraire, depuis les débuts de l’humanité, la solitude est perçue comme un danger par l’organisme (être seul, c’est être vulnérable). Le corps sécrète alors du cortisol (l’hormone du stress) afin de préparer le corps à réagir à ce danger. Avec le temps, la personne est en état constant de réaction au danger et démontrera les changements d’humeurs liés au stress et à l’anxiété d’un danger imminent et invisible.
Le prix de l’isolement : quels sont les impacts de l’isolement sur la santé ?
Santé physique : Augmentation des problèmes cardiovasculaires
On pourrait croire que l’isolement n’a d’impact que sur l’équilibre mental et émotif des individus. Mais non, cette condition a également des impacts négatifs sur la santé physique.
Avec une production élevée de cortisol, le corps subit un état d’alerte constant. Il se tient prêt à fuir ou à se défendre. Si la condition se prolonge, nous constaterons des effets sur le système cardiovasculaire tel que de l’hypertension et de l’inflammation pouvant favoriser l’accumulation de cholestérol dans les artères augmentant ainsi les risques d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral (AVC).
Selon une vaste étude publiée dans la revue médicale Heart, le manque de liens sociaux n'affecte pas seulement le moral : il augmenterait le risque de maladie cardiaque de 29 % et celui d'AVC de 32 %.
Santé cognitive : Augmentation des risques de démence
Si le cerveau est un muscle social, les interactions avec les autres sont une façon de le garder en bonne forme. Pour maintenir une conversation avec une autre personne, on entraîne toute une série de muscles sociaux. Il faut faire preuve d’écoute active pour entendre mais aussi comprendre et engager avec l’autre personne. Il faut user de mémoire à court et à long pour comprendre ce qui est dit par notre interlocuteur et faire des liens avec d’autres parties de notre expérience de vie. Il faut traiter l’information pour pouvoir interagir avec pertinence. Il faut faire preuve d’empathie pour décoder ce que l’autre ne dit pas mais peut ressentir. C’est toute une gymnastique cérébrale qui contribue à maintenir une santé cognitive.
De plus, pour les personnes avec une condition affectant la mémoire (comme Alzheimer), cet entraînement peut retarder les effets négatifs de la maladie. En 2020, la commission Lancet a identifié l'isolement social comme l'un des 12 principaux facteurs de risque modifiables de la démence. On estime que l'isolement social en fin de vie augmente le risque de démence d'environ 60 %. À l'inverse, maintenir un réseau social actif est l'un des meilleurs moyens de retarder l'apparition des symptômes.
Santé mentale : Diminution de l’estime de soi
L’humain est un animal social et nous avons besoin du regard des autres (le fameux miroir social) pour savoir qui nous sommes. Certaines actions nous renvoient une image positive de nous-mêmes par des sourires, des salutations, des compliments, des remerciements. D’autres interactions ont l’effet inverse : les regards réprobateurs, les confrontations, etc. Nourrie par le regard des autres, notre estime de soi se façonne au fil de nos interactions.
En l’absence de ce miroir, notre perception de nous-mêmes devient floue et notre estime de soi en est affectée. On n’a l’impression que personne ne nous voit, on se sent invisible et l’on croit que notre existence ne fait aucune différence. On se centre sur soi-même, ruminant les erreurs du passé et entretenant des peurs démesurées face à l’avenir.
Bilan de santé : l’isolement est aussi dommageable pour la santé que de fumer 15 cigarettes par jour
La méta-analyse Social Relationships and Mortality Risk: A Meta-analytic Review d’une centaine d’autres recherches a été menée par la chercheuse Julianne Holt-Lunstad, professeure à l'Université Brigham Young. Elle porte sur 300 000 participants qui ont été suivis sur une période de plus de sept ans. L’un des constats de cette analyse est que le manque de liens sociaux augmente le risque de mortalité prématurée d'environ 50 %, faisant de l’isolement une cause d’effets aussi nocifs que de fumer 15 cigarettes par jour, plus dangereux que la sédentarité ou l'inactivité physique et 2 fois plus dommageable pour la santé que l'obésité.
Reprendre le contrôle : Solutions pour combattre l’isolement à la retraite
Maintenant que nous connaissons la menace et ses effets négatifs sur la santé, comment pouvons-nous la combattre ? Malheureusement, le simple fait de comprendre une problématique et d’être sensibilisé à modifier ses habitudes ne suffit pas. Les personnes qui ont tendance à s’isoler ont souvent des défis à créer, tisser et entretenir des liens. Et personne n’a de baguette magique pour résoudre ce problème.
Pour adopter un nouveau comportement, il est souvent recommandé de modifier son environnement pour faciliter l’adoption du comportement. Autrement dit, au lieu d’essayer de se faire des amis (ce qui est plus facile à dire qu’à faire), mieux vaut tenter de créer un environnement qui favorisera la rencontre de nouveaux amis ou l’entretien des relations existantes. Pour ce faire, choisissez un plan qui vous fait envie sans tenir compte de la dimension sociale.
Redonner du sens par l'engagement
Si vous êtes en recherche d’un sens à votre existence et aimeriez faire une différence pour des gens qui en ont besoin, une bonne façon de le faire est le bénévolat. Les causes ne manquent pas : pensez aux étudiants et jeunes professionnels qui cherchent un mentor, aux hôpitaux qui soignent les nouveaux-nés, aux enfants de milieux défavorisés, aux immigrants qui souhaitent s’intégrer à la communauté, aux personnes victimes de violence, etc.
Les causes nobles sont nombreuses et les façons de les soutenir sont variées et peuvent s’adapter à vos compétences et vos envies. Vous pouvez travailler dans l’ombre ou au premier plan avec les personnes qui en ont besoin et ainsi côtoyer des personnes ayant besoin d’aide, d’autres bénévoles ou des professionnels du milieu.
Autant de moyens de revaloriser votre image de vous-même, de connecter avec un réseau qui partage vos valeurs et de faire une réelle différence pour les personnes les plus démunies.

Stimuler la curiosité
Vous avez toujours eu un intérêt pour une discipline ou un sujet n’étant pas nécessairement en lien avec votre activité professionnelle d’avant ? Observer les oiseaux. Apprendre une langue étrangère. Développer un logiciel informatique. Étudier les mathématiques. Participer à un club de lecture. Développer votre talent pour les arts plastiques. Faire du théâtre. Qui a dit que vous ne pouviez pas développer un nouveau champ de connaissances ? Et vous aurez ainsi l’occasion de rencontrer des gens avec les mêmes intérêts avec qui vous aurez du plaisir à échanger sur des sujets qui vous stimulent vraiment.
Bouger en groupe
Vous êtes plus du type club de marche que club de lecture ? Entretenez à la fois votre santé physique et sociale en participant à des programmes de mise en forme communautaires ou en vous joignant à un club de votre quartier. Que ce soit le pickleball, le ski, le yoga, la natation, la marche, la raquette, l’aquaforme ou l'entraînement en salle ; ces activités de groupe sont une bonne façon de maintenir une vie sociale active sans pour autant nécessiter des interactions constantes avec les membres du groupe.
Utiliser la technologie comme lien de rapprochement
La technologie d’aujourd’hui bâtit des ponts là où il y avait des barrières hier. Par exemple, les outils d’appels vidéos ajoutent la dimension non-verbale à nos anciennes discussions téléphoniques. Bien sûr, on prendra garde à ne pas utiliser ces technologies pour remplacer les occasions de se voir dans la vraie vie. Mais si, par exemple, votre famille et vos amis sont éloignés, ces outils vous permettent de multiplier les occasions d’échanger avec vos personnes les plus chères.
Le choix d'un milieu de vie dynamique
L’emménagement au sein d’une communauté de retraités actifs comme une résidence privée pour aînés (RPA) est une façon efficace de créer un environnement qui favorise la socialisation. Pour cette raison, de plus en plus de personnes considèrent désormais une RPA non pas comme un dernier recours (ce qui d’ailleurs, serait plutôt la mission d’un CHSLD) mais comme un choix éclairé à faire peu de temps après le début de la retraite. En effet, alors que l’on amorce la vie de retraité, on a encore souvent toutes ses facultés cognitives et physiques ce qui en fait le moment idéal pour créer de nouvelles amitiés avec des personnes qui vivent eux aussi la réalité de retraités.

Comment une RPA aide à combattre l’isolement social ?
Il faut d’abord comprendre que les activités sociales ne sont pas une option. Au Québec, une Résidence Privée pour Aînés (RPA) est soumise à un cadre strict et l’organisation d’activités de socialisation est une obligation.
À la Résidence Au Fil de l’Eau, notre comité des loisirs propose un calendrier mensuel d’activités auxquelles les résident·e·s sont bien entendu libres de participer ou non. Toutefois, comme nous l’expliquons souvent à nos futurs résidents lors de nos journées portes ouvertes, nous encourageons fortement la participation afin de maintenir un cadre de vie actif et agréable pour tous. Ceci dit, chacun participe à son rythme aux diverses activités : soirées spectacles, soirées de danse, séances de yoga, parties de bingo, conférences sur divers sujets, cinéma en plein air, banquets, tournois de cartes, etc.
De plus, les infrastructures comportent des espaces de loisirs qui favorisent la créativité et les échanges dans un cadre plus souple. Nos résident·e·s se regrouperont naturellement dans nos divers salons, salle de billard, bibliothèque, dans les jardins extérieurs, à la piscine ou au terrain de mini-golf.
Finalement, le comité social accueille les résident·e·s qui souhaitent s’impliquer à dynamiser la vie sociale à la résidence. Une façon pour les plus investis de connecter rapidement avec un groupe engagé et de rencontrer l’ensemble des membres de notre belle communauté.
Conclusion : Aller vers les autres, c’est aussi se choisir
L’isolement social est un phénomène qui touche plus grandement les personnes qui entament leur retraite et ses effets sont dévastateurs sur la santé physique, cognitive et mentale. Pour cette raison, il est essentiel de savoir reconnaître les signes qui présagent d’un isolement social évoluant progressivement vers une situation réellement problématique pouvant même accroître les risques de mortalité. Pour combattre cette condition, il est important de rester à l’affût des signes et de favoriser les liens sociaux en créant un environnement propice : que ce soit par le bénévolat, en joignant des groupes communautaires ou en accélérant son accession à une communauté de personnes retraitées actives.
